
OMPB : Transports Canada précise les conditions de reconnaissance du service en mer
Contexte réglementaire
Le brevet OMPB est un brevet d'aptitude national. Il autorise son titulaire, en fonction des caractéristiques du bâtiment, de sa puissance de propulsion et du voyage effectué, à agir en qualité de personne responsable de la machinerie ou du quart machine.
L'OMPB n'est pas un brevet international STCW et sa portée est limitée au cadre réglementaire canadien. Les exigences s'inscrivent dans le cadre de la LMMC de 2001, du Règlement sur le personnel maritime (RPM) et de la publication TP 2293, qui élabore les exigences relatives à l'examen des navigants et à la délivrance des brevets et certificats.
OMPB et OMPB-R : exigences comparées
On distingue deux types de brevets OMPB : l’OMPB, le brevet d’opérateur de machines de petit bâtiment, et l’OMPB-R, qui en constitue une version assortie de restrictions particulières concernant les fonctions ou le type de bâtiment visé. Le tableau suivant décrit plus précisément ces deux brevets.

Le service en mer : des exigences documentaires précises
Pour être admissible à l'OMPB, un candidat doit accumuler au moins deux mois de service admissible, dont :
Au moins un mois comme officier mécanicien ou comme matelot exerçant des fonctions de salle des machines à bord d'un ou de plusieurs bâtiments à moteur; et
Le temps restant sous la forme d'une combinaison des services admissibles prévus par le RPM.

Le cumul de fonctions peut invalider le service
C'est l'élément le plus significatif pour les petites exploitations. Transports Canada précise que le service en mer ne peut pas être cumulé lorsqu'un candidat occupe simultanément plusieurs fonctions incompatibles. Les combinaisons explicitement concernées sont :
Capitaine et officier mécanicien;
Premier officier de pont et officier mécanicien;
Matelot de pont et officier mécanicien; et
Matelot de pont exerçant simultanément des fonctions de salle des machines.
Dans les petites entreprises où la polyvalence est courante, cette précision peut avoir une incidence directe sur la durée réelle de service reconnue — même pour un employé ayant plusieurs années d'expérience.
Deux situations documentaires selon le type de bâtiment
Transports Canada distingue deux contextes, qui appellent des approches documentaires différentes.

Exigences complémentaires à la demande de brevet
En plus du service admissible, le candidat doit réunir :
Formation en fonctions d'urgence en mer et en secourisme élémentaire en mer (certificats valides requis);
Pièce d'identité gouvernementale avec photo;
Preuve de citoyenneté canadienne ou de résidence permanente;
Formulaires dûment complétés : 82-0600 (demande d'examen) et 82-0532 (sommaire du service en mer);
Réussite de l'examen écrit sur les connaissances générales en mécanique des petits bâtiments;
Pour l'OMPB sans restriction : examen oral après la réussite de l'écrit; et
Pour l'OMPB-R : un examen pratique à bord du bâtiment visé peut être requis.
Aucun frais d'examen ne s'applique.
Ce que cela signifie pour les exploitants
Le principal risque de conformité ne se limite pas au moment de la demande de brevet. Il s'étend sur toute la période d'accumulation du service. Une documentation insuffisante peut rendre irrecevables plusieurs mois de service, même lorsque le candidat possède une expérience pratique réelle et importante.
Les représentants autorisés devraient intégrer la certification future de leurs employés à leur système de gestion documentaire dès le début du parcours.
Liste de vérification recommandée pour les exploitants
1. Déterminer clairement la fonction exercée par chaque candidat à bord (pont ou machines — pas les deux simultanément).
2. Éviter de comptabiliser, en tant que service OMPB, toute période au cours de laquelle un candidat exerce des fonctions incompatibles.
3. Documenter, de manière descriptive, les fonctions techniques effectivement réalisées dans la salle des machines.
4. Conserver les instructions écrites données au capitaine et les registres de formation pertinents.
5. Faire remplir et signer régulièrement le formulaire 82-0666 (attestation de service en mer) par l'officier mécanicien en chef et le capitaine.
6. Vérifier que le livret de congédiement correspond aux attestations et aux fonctions effectivement exercées.
7. Compléter le formulaire 82-0532 (sommaire du service) en temps réel plutôt que de reconstituer le parcours après coup.
Analyse de Latitude Maritime
Les précisions publiées par TC constituent un resserrement de la traçabilité du service maritime. Pour les petites entreprises maritimes où la polyvalence est nécessaire, cela ne signifie pas que la certification OMPB est hors de portée. Cela signifie que le parcours doit être structuré et documenté dès le premier jour. La page web de Transports Canada renvoie expressément à la LMMC 2001, au RPM et au TP 2293. Les pages d'orientation facilitent l'interprétation, mais les textes législatifs demeurent déterminants en cas de divergence.
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